Vendredi 8 avril 2011
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Il est nécessaire au départ d'avoir les idées vides
Sans même des riens qui ne pèseraient pas
Une fière ignorance de toute importance
Un oubli blanc des attentes et des espoirs
Et aussi de laisser la main à un alter ego
Alors l'on avance sans vent qui vous porte
Se fait un chemin reconnu une fois serpenté
Par les circonvolutions d'un rêve calculé
Vers des contrées qui se meuvent elles mêmes
Des commencements d'une comptine timide
Aux aléas fatals des drames accablants
Et ma page vit à mesure qu'elle se crée
Les mains tendues on veut capter son regard
Car voilà alors quelqu'un qui sort de la forêt
Dont on peine encore à distinguer les traits
Mais dont les yeux voient tout à notre insu
Un nouvel enfant conçu avec l'alter ego
Et son âme refuse net d'être apprivoisée
Reste à s'accommoder de cette présence
Tout autant inconnue que convoitée
L'habille-t-on de jaune ou de magenta
L'affuble-t-on d'idées et de penchants
Qu'elle se rit de vous et s'envole au loin
Et revient narquoise et maitre de ses atours
Vient un enfant qui veut savoir la fin
Qui remue regimbe et se défend d'être
Cet agent des chapitres ainsi agencés
Il trouve l'histoire sans queue ni tête
Et vous le fait savoir à sa verte façon
Tout ça ne vaut pas mes vieux jouets !
PLB 7 Février 2011
Par Oarystis
-
Publié dans : Poésie
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Vendredi 8 avril 2011
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10:31
Décérébration
Parfois rien ne vient, ni rire ni pleurs ni pensée
Ca arrive à des moments inattendus
La phase d"hébétude complète et totale
Ce n'est même pas que je n'ai pas l'heure non
C'est que dans ce petit instant précis
Ou j'avais le bonheur de ne plus regarder
De ne plus réfléchir, de n'être pas plus ailleurs
Qu'ici ou proche d'un incertain là-bas
Non seulement je n'ai pas l'heure pour vous
Mais je ne sais même pas ce le mot veut dire
Je ne sais pas même ce que savoir signifie
Je n'entends pas le sens d'aucune lettre
Et je suis dans ces secondes que j'aime
Heureux et content de mon ignorance
Mais on peut faire confiance au monde
Qui n'a pas le savoir-vivre de vous oublier
On peut faire confiance à cette fatalité
Il vient toujours quelqu'un dans ces instants
Rares et riches de par leur absence de tout
Cet instant ou une personne s'approche
Et par la plus désagréable des sollicitudes
Vous demande doucement si ça va
Leur prévenance même est irritante
Et sans que je ne veuille vraiment réagir
La réponse réflexe s'exhale hors moi : hein ?
L'effroi masqué du à leur brutalité
Me saisit et je le dois pourtant cacher
L'effroi de voir en une petite terrible seconde
S'évanouir la béate torpeur qui tenait chaud
Qui m'engourdissait de calme stupidité
Et tout cette masse compacte de néant
Toute cette douce vacuité intellectuelle
A laquelle oui bien sûr je tenais tant
Les voir donc partir et disparaitre
Ou rentrer dans une lampe magique
Qu'il ne m'appartient pas de faire fonctionner
La surprise mèlée à la norme des convenances
Me fait devoir dire sans que la réponse
Soit d'un quelque intérêt pour quiconque
Oui ça va, et pousse parfois par politesse
A m'infliger de continuer à donner le change
Et à apporter ma pierre à l"édifice : Et toi ?
Alors la personne n'insiste pas, l'oeuvre est faite
D'avoir détruit certes à son esprit défendant
Mon moment rare et précieux de vide
Vous connaissez vous cette impression douce
Ou quoi que ce soit qui vous entoure
Il n'est pas d'artefact qui vous stimule
La prise est tirée, l'âme enfin déconnectée
Le bonheur fugace de ne plus exister
Votre regard part dans une direction fixe donnée
Et vous seriez bien en peine à décrire après
Ce que vos yeux regardaient droit ainsi
Qui vient donc vous soulager le corps
En débranchant tout, en feutrant les alentours
N'en parlez pas à vos proches, ne demandez rien
Ils vous reprocheraient de vous complaire en légume
C'est le sommet de l'idiotie diraient-ils
Alors que non c'est bien tout le contraire
Je suis alors bien mieux qu'un bête végétal
Dans ce bel et bref état de léguminosité
Cette courte lumière blanche et végétative
Ce moment riche de toutes les inutilités
PLB 4 Janvier 2011
Par Oarystis
-
Publié dans : Poésie
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Vendredi 8 avril 2011
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10:30
Sur une ville improbable arrive un jeune monarque
Qui ne veut pas de ce pouvoir qu'on lui confère
Et rêve d'une insouciance que les autres lui volent
Il joue des gens comme l'enfant de ses jouets
Accepte de se laisser abuser par la flatterie
Et de ne pouvoir vivre selon ses propres voeux
Son mutisme florentin l'aide à diviser pour régner
Tous restent muets par peur de son extravagance
Et n'osent pas dire ce qu'ils ne pensent déjà plus
Ils lui font cour obséquieuse et respectueuse
Même s'il n'est pas de respect dans la crainte.
J'ai visité cette ville lors d'un rêve sibyllin
Ses rues sont droites à défaut de ses esprits
L'air y est si pur que l'on en croirait mourir
Son architecture est souple et sans miroirs
Qu'y vienne la nuit et la cité se transforme
Les uns se gorgent d'agapes gargantuesques
Les autres ou les mêmes revivent résignés
Les illusoires délices de la fatale Capoue
Ayant renoncé à marcher sur le palais romain
Pourquoi dire ici qu'ils sont ainsi résignés
C'est les croire plus courageux qu'ils ne sont
Mais qui suis-je pour les accabler les blâmer
Je ne suis le héros d'aucune insurrection
Pour leur reprocher leurs têtes inclinées.
PLB2011. 2 Janvier
Par Oarystis
-
Publié dans : Poésie
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Vendredi 11 septembre 2009
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16:04
Les marins ne chantent plus; du moins n'en ai-je point vu.
Par Oarystis
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Jeudi 7 mai 2009
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11:13
La belle géologie est une expression familiale. Mes deux cousins, fils de mon oncle François professeur de géologie, faisaient cette remarque quand ils étaient petits en voiture en passant devant
un beau paysage ou effectivement devant un endroit à la géologie remarquable. "Oh la belle géologie, t'as vu ?".
Quelques exemples de "belle géologie" :
Juste à coté du cimetière de Glaston que l'on a vu plus précédemment

Au Zion National Park
Zabriskie Point, Death Valley
Artist Road, Death Valley

Vers Dante's Viewpoint, Death Valley

Un roche qui ressemble à un agglomérat de "granulés", Glenn Canyon près de Page.

Glenn Canyon

Glenn Canyon

Ces cercles d'aspect ferreux font entre 5 et 20 cms de diamètre et saillent de quelques
millimètres par rapport à la roche.
Par Oarystis
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Dimanche 26 avril 2009
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19:46
JL&S, à vous pour me dire le nom de ces plantes :
Par Oarystis
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Dimanche 26 avril 2009
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19:15
Les camions ont plus de 20 roues et transportent bien plus de 35 tonnes. Quant aux véhicules particuliers, Obama va avoir du travail pour faire passer les gens de l'Ouest à des véhicules moins
consommateurs d'énergies.
Danny, c'est quoi ces deux voitures ?
Un gramme de poussière sur mon pick-up truck.
Are you kidding ?
Aux US, si vous voyez Premium Outlets dans une ville, c'est l'endroit ou s'acheter quelques habits pas cher, exemple chemise unie à 2$/1€50, pantalon de marque très connue (No Logo, thanks) à
10$/8€.
Il finira par me rattraper. J'ai beaucoup de respect pour un engin pareil quand je suis au volant.
Merde, le v'là.... Je suis en plein dans le film
DUEL ?? Quant ça vous arrive lançé derrière vous, on se pousse.
Par Oarystis
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Dimanche 26 avril 2009
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18:59
Par Oarystis
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Dimanche 26 avril 2009
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18:41
Ad now for something completely different again. Quelques photos d'un supermarché américain.
Des petits vaporisateurs en haut rafraichissent régulièrement les légumes :
Au milieu des pattes et pinces de crabe géant. On imagine la taille de la bestiole, quand on voit la personne à droite ! J'y ai gouté une fois, terrible.
Toute la question est là : ils mettent du brillant à carrosserie de voiture sur leurs pommes ??
Même chose que pour les légumes, la viande ne boucane pas avec la vaporisation. Je ne sais pas si c'est une bonne idée scientifiquement (JFP et JLM, un avis ?), mais c'est certainement plus
appétissant.
Par Oarystis
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Dimanche 26 avril 2009
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18:28
Zabriskie Point est un endroit qui a du influencer le rock. Un groupe punk nantais s'appelait comme ça dans les 90 (non, jamais écouté). Et Pink flyod a fait la B.O. d'un film éponyme de Antonioni.
Here it is :
Il faut préciser que bien qu'il ne doit pas pleuvoir bien souvent dans la Valley, son paysage y est très marqué par l'érosion des "Flash Floods", dont le danger est signalé partout.
Par Oarystis
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